Le Club des Aventuriers bonifie son offre

Au fil des ans, le Club des Aventuriers de Charlo a acquis une renommée provinciale et même nationale en matière de ski de fond et de biathlon. Sans parler d’un changement de vocation, celui-ci souhaite néanmoins bonifier son offre de services dans d’autres disciplines.

Beaucoup de gens se sont réunis le 20 mars au chalet du club. Plusieurs amateurs de ski de fond bien entendu, mais aussi la direction du club et certains politiciens. C’est que sous le soleil, on annonçait la concrétisation d’un projet majeur pour l’endroit, soit l’achat d’une nouvelle surfaceuse.

«C’était une nécessité. On a terminé la dernière saison avec de grandes difficultés à entretenir adéquatement nos pistes avec nos deux engins, si bien qu’on s’est demandé si on pouvait même songer à commencer la saison suivante avec eux. Et le temps nous a donné raison, vers le tiers de la saison actuelle, nos dameuses n’étaient plus fonctionnelles, si bien qu’on a dû accélérer la mise en service de notre nouvelle», explique Joseph Elias, porte-parole du club.

Le gouvernement fédéral, par le biais de l’APÉCA, a versé une contribution non remboursable de 204 975$ dans le projet. Le ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick, 30 000$. Le club a également mis la main à la pâte. Une campagne de financement a réussi à récolter 150 000$. Un exploit en quelque sorte en pleine période de pandémie.

En plus de cette annonce d’importance pour le club, celui-ci en a profité pour faire le point sur sa mission. Habitué des grandes compétitions sportives de ski de fond et de biathlon, et ce autant sur la scène provinciale que nationale, le club a connu un hiver moins excitant à ce chapitre en raison de la pandémie.

Cela dit, une tout autre clientèle s’est pointé le bout du nez.

«On a vu tout à coup beaucoup de gens d’ici et d’ailleurs venir faire de la raquette ou même simplement marcher jusqu’aux chutes. On a senti ce besoin de la population de reconnecter avec la nature en cette période de crise. Soudainement, on s’est retrouvé avec une autre clientèle et ça nous a fait prendre conscience qu’on avait finalement beaucoup plus à offrir que simplement du ski», poursuit M. Elias, notant que le club a dû s’ajuster à ces changements, notamment en développant davantage son programme de randonnées en raquettes.

Celui-ci se veut toutefois rassurant, le club n’a aucunement l’intention de renier sa mission initiale d’être un centre de ski de fond et de biathlon de haut calibre.

«On va continuer à sécuriser notre créneau qui est notre marque de commerce depuis trente ans. Mais on veut ajouter une autre dimension qui n’a rien à voir avec le ski. Nous pensons pouvoir offrir plus, intégrer d’autres activités afin de devenir un véritable centre plein-air quatre saisons. Avec plus de cordes à notre arc, on risque d’être encore plus viable et durable», croit M. Elias.

Si la COVID-19 a été une prise de conscience «coup de poing» du potentiel du club, le changement de vocation était déjà amorcé. Il avait débuté bien avant la pandémie. On retrouve des pistes de vélos depuis déjà un moment dans le centre. On l’utilise déjà pour certaines activités comme le yoga. Le constat est d’autant plus clair aujourd’hui, la direction veut développer encore davantage le potentiel du club avec des activités connexes.

«Le virage s’est effectué tranquillement et graduellement avec les années. Mais là, on est rendu à un autre niveau», ajoute M. Elias.