Motocross: Colby Beaulieu roule sa bosse aux États-Unis

Exilé aux États-Unis depuis janvier, où il poursuit son apprentissage auprès du réputé entraîneur Matt Walker, le pilote de motocross Colby Beaulieu semble progresser à vitesse grand V.

Le jeune adolescent de 16 ans s’est récemment classé dans les catégories 250cc et 450cc, en vue des qualifications régionales de l’événement Loretta Lynn qui sera présenté les 29 et 30 mai à Blountville, dans l’État du Tennessee.

Il tentera d’ici là d’obtenir des laissez-passer pour les classes 250cc junior, 250cc Limited et Schoolboy, dans le cadre de d’autres épreuves ici et là dans les prochaines fins de semaine.

L’objectif ultime pour Beaulieu est d’obtenir une place à la compétition nationale Loretta Lynn, prévue du 2 au 7 août sur le ranch de la superstar de la musique country à Hurricane Mills, toujours au Tennessee.

Les récents succès sont autant d’exemples prouvant sa progression.

«Même si j’ai encore beaucoup de travail à faire pour y arriver, j’ai le sentiment de m’être approché encore plus de mon rêve dans les derniers mois», affirme Colby, qui veut devenir professionnel dès l’année prochaine et faire partie de l’élite mondiale d’ici 2027.

Sentiment que partage aussi son père Yves, qui l’accompagne dans cette aventure au pays de l’Oncle Sam.

«Colby a grandement amélioré sa technique, soutient le paternel. Ça lui permet d’être plus rapide sur la piste. Il est également plus vite dans les approches et les sorties des courbes et des virages.»

«Juste pour te donner une petite idée, quand nous sommes arrivés ici, Colby avait mis 2min03 pour faire un tour de piste. Aujourd’hui, il fait le même tour en 1min40. Déjà que trois secondes c’est long en piste. Alors imagine comment ça peut paraître long 23 secondes», raconte Yves Beaulieu, visiblement fier de son fiston.

«J’ai amélioré plein de trucs, confirme Colby. Ça m’a donné plus de confiance. J’ai ajouté travaillé très fort dans le gymnase. J’ai même gagné 15 livres. Je pesais 115 livres quand je suis arrivé ici en janvier. J’en pèse maintenant 130. Je me sens plus fort. En fait, j’ai le sentiment de contrôler davantage la moto. Avant, c’était plus la moto qui me contrôlait», lance avec humour l’athlète de 5 pieds 10 pouces.

«En janvier, Colby n’était qu’un jeune parmi tous les autres qui s’entraînaient sous le regard de Matt Walker, indique Yves Beaulieu. Grâce au sérieux qu’il met au travail, Colby est parvenu non seulement à retenir l’attention de l’entraîneur, mais tu peux voir qu’il s’intéresse vraiment au développement de mon fils.»

«C’est justement en raison des succès de Colby que nous avons décidé de prolonger notre séjour ici. Le plan était de s’en retourner à Shediac au début d’avril. Maintenant, ça pourrait fort bien s’étirer jusqu’en août. Nous allons probablement devoir rater la saison d’été au Canada à cause de la COVID-19 et de la fermeture des douanes qui nous empêcherait de revenir aux États-Unis», ajoute le paternel.