Séries: les Wildcats négligés

Les Wildcats de Moncton sont les négligés du tournoi à la ronde de la division Maritimes. Même les hommes de Daniel Lacroix sont d’accord avec ça, surtout que les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais peu importe ce qu’on raconte à leur sujet, cette bande de laissés-pour-compte a bien l’intention de vendre chèrement sa peau.

L’Acadien Alexis Daniel croit dur comme fer que lui et ses coéquipiers affronteront les Islanders de Charlottetown en finale de division.

«Les joueurs sont excités, les entraîneurs et les dirigeants aussi, affirme l’ancienne vedette des Flyers de Moncton. La saison régulière ne compte plus une fois dans les séries et tout le monde part à égalité. Et nous croyons avoir une bonne chance de gagner. Je crois que nous avons le club pour le faire.»

Selon Daniel, tout ce dont les Wildcats doivent faire c’est de focaliser sur ce qu’ils sont en mesure de contrôler.

«Nous n’avons qu’à rester fidèles au plan de match, à contrôler nos émotions et notre énergie sur la glace et à rester positifs. Tant que nous allons croire en nous et en nos coéquipiers, nous avons une chance», soutient le Dieppois de 17 ans.

Les Wildcats auront l’occasion de démontrer leur sérieux dès mardi soir en démarrer les hostilités face aux Sea Dogs de Saint-Jean, au TD Station.

«Nous n’avons que quatre joueurs dans l’équipe qui ont déjà goûté aux séries éliminatoires (Jacob Hudson, Jacob Stewart, Tristan DeJong et Dakota Lund-Cornish), alors ce sera tout nouveau tout beau pour la majorité des gars. Contre les Sea Dogs, nous allons les affronter comme eux n’aiment pas jouer, c’est-à-dire d’être continuellement dans leur face», confie Alexis Daniel.

Hamel a hâte

Bien qu’il soit déjà considéré comme un vétéran, le défenseur Anthony Hamel est l’un des nombreux joueurs de l’équipe qui n’ont toujours pas goûté aux séries éliminatoires.

«Je devais y prendre part la saison dernière avec Charlottetown, mais la pandémie a tout arrêté. Nous étions d’ailleurs en route vers Sydney, à 30 minutes du Centre 200, quand nous avons appris que la saison était arrêtée. Je me souviens que le chauffeur a conduit ensuite pour trouver un terrain de stationnement afin que nous puissions virer de bord», raconte Hamel en riant.

«C’est quand même dommage parce que Charlottetown avait aussi une bonne équipe l’an dernier», dit-il.

Le défenseur droitier, réputé pour la générosité de ses coups d’épaule, estime que l’équipe a une belle occasion d’aller chercher de l’expérience dans ce tournoi à la ronde.

«Nous savons que nous sommes négligés et nous n’avons donc rien à perdre. Nous allons tout donner. Nous sommes une équipe qui est difficile à jouer contre», mentionne le numéro 2 des Wildcats.

Acquis dans la transaction qui a envoyé Sean Stewart à Charlottetown, Anthony Hamel dit filer le parfait bonheur avec sa nouvelle équipe.

«À Charlottetown, je ne jouais pas beaucoup, rappelle-t-il. Ici, on m’utilise. J’ai le sentiment d’être un joueur important. Ce n’est pas un sentiment que je ressentais sur l’île.»

Hamel retire par ailleurs une certaine fierté d’avoir été échangé contre de Sean Stewart.

«Stewart, ce n’est pas quelqu’un que je connais personnellement, mais sur la glace c’est tout un joueur. C’ est un beau modèle pour moi. En même temps, je ne veux pas nécessairement suivre son chemin. J’aimerais tracer mon propre chemin», mentionne Hamel, qui a enregistré 32 mises en échec en 16 parties depuis son arrivée à Moncton.