Pas mal tout le monde connaît l’histoire de David, cet adolescent chétif qui, grâce à un caillou lancé avec une fronde, parvint à terrasser le héros des Philistins, le géant et bien armé Goliath. Le sport s’inspire d’ailleurs depuis longtemps de cette fable pour enjoliver les victoires inattendues. Il arrive toutefois que David trébuche devant son opposant. Surtout dans la vraie vie.

Dimanche, David a justement plié l’échine devant Goliath à Bathurst, à l’occasion de la finale Tiers 1 de la Conférence Nord de volleyball masculin de l’Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick.

David était interprété cette fois-ci par la très jeune troupe des Prédateurs de l’École régionale de Baie-Sainte-Anne (ERBSA).

Dans cette finale chaudement disputée face à Goliath, rôle que les Rebels de l’École secondaire Népisiguit ont su jouer avec brillance, les Prédateurs ont perdu par les marques de 25-19, 25-15, 18-25, 22-25 et 15-13.

«Nous sommes tellement passés proches», affirme l’entraîneur Colin Thériault, ex-porte-couleurs des Aigles Bleus de l’Université de Moncton (1990 à 1992), qui dirige les Prédateurs depuis 2006.

«Ça aurait été facile d’abandonner quand nous tirions de l’arrière deux sets à zéro, mais les gars ont travaillé pour ramener le compte à deux victoires de chaque côté. Ils étaient même de l’avant 13-12 dans le cinquième set, mais malheureusement ce n’était pas leur tour», confie le vétéran pilote.

«Notre petite école a quand même prouvé qu’elle était capable de se défendre contre les grosses polyvalentes. L’ÉSN pouvait compter sur plus de 700 étudiants pour faire leur équipe, alors que nous sommes parvenus à construire une équipe de garçons et une équipe de filles avec seulement 50 élèves de la 9e à la 12e année», raconte avec fierté Colin Thériault.

Une petite parenthèse s’impose ici pour faire savoir que les filles de l’ERBSA ont également atteint la finale de la Conférence Nord dans la division Tiers 2. À l’instar des gars, les Prédatrices ont baissé pavillon en quatre jeux devant les Blue Devils de l’école Stanley (25-22, 25-15, 20-25 et 25-14).

À noter que les garçons de l’ERBSA ont complété la saison régulière avec une fiche parfaite de huit gains en autant de parties. Quant aux filles, elles ont gagné 12 de leurs 14 matchs du calendrier régulier.

Autre fait à signaler, les deux équipes des Prédateurs sont composées pour la grande majorité d’athlètes qui sont toujours d’âge junior. Pour tout dire, ils étaient aux Jeux de l’Acadie de 2019 à Grand-Sault, où ils ont d’ailleurs atteint la finale. Les gars ont mis la main sur l’or, alors que les filles ont dû se contenter de l’argent.

Ça veut donc dire que Nicolas Catalano, Sam Daigle, Lex Guimond et Zavier Thériault, chez les garçons, de même que Catherine Schofield, Ella Daigle, Céleste Savoie, Somer Doucet, Lexie Savoie, Alleyson McIntyre et Tali Duplessis, chez les filles, tous présents aux Jeux de Grand-Sault, ont encore un minimum de deux autres saisons de volleyball à donner au niveau scolaire.

«Il y a une tradition de volleyball à Baie-Sainte-Anne, révèle Colin Thériault. Les jeunes prennent ce sport au sérieux.»

Bref, tout ça pour dire que les chances sont bonnes pour que David ait raison de Goliath l’année prochaine.

L’équipe masculine des Prédateurs de l’École régionale de Baie-Sainte-Anne est composée de (à l’avant) Jean Gray, Nicolas Catalano et Sam Daigle, ainsi que de (à l’arrière) Max Daigle, Dax McCullum, Lex Guimond, Zavier Thériault et Colin Thériault (entraîneur-chef). – Gracieuseté

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