Jeux de Tokyo: Kamylle Frenette ne vise rien d’autre que le podium

Une médaille aux Jeux paralympiques de Tokyo? Kamylle Frenette est en droit d’y croire! La paratriathlète originaire de Dieppe se consacre désormais entièrement à la préparation de ce qui sera l’épreuve la plus marquante de sa carrière.

Le 29 août, au Japon, la jeune femme âgée de 24 ans s’élancera de la ligne de départ pour parcourir 750 m à la nage, 20 km à vélo, et 5 km en course à pied. Le compte à rebours est lancé pour Kamylle Frenette, qui compte bien tout faire pour être à son meilleur niveau d’ici là.

Atteinte d’une légère malformation au pied droit, elle commence le triathlon à l’âge de 16 ans, suivant les traces de son père. Membre de l’équipe canadienne depuis 2016, elle s’impose peu à peu comme une sérieuse candidate au podium paralympique, décrochant l’or en Coupe du monde de paratriathlon à Magog en 2019.

Positionnée en quatrième place du classement mondial, elle peut certainement croire en ses chances.

«Je vise sans aucun doute un podium, lance-t-elle. Je pense que tout est possible. Il s’agit juste de bien effectuer ma course le jour J!»

L’athlète acadienne a atterri cette semaine en Espagne avec ses coéquipiers de Triathlon Canada pour un camp d’entraînement de deux semaines.

Le report de l’événement international en raison de la pandémie n’a affecté en rien sa détermination à concilier ses études et sa routine d’athlète de haut niveau. Lorsqu’elle n’est pas occupée par ses études en pharmacologie à l’Université Dalhousie, à Halifax, elle suit un programme d’entraînement intensif alternant natation, vélo, course et séances au gymnase.

Comme ses concurrentes, Kamylle Frenette n’a pas pu goûter à la compétition depuis son passage à Lausanne, en Suisse, septembre 2019.

«Ma forme est restée relativement bonne tout au long de la pandémie. J’ai réussi à m’entraîner malgré toutes les restrictions. La pratique de la natation a été affectée à certains moments par la fermeture de la piscine. Il a fallu être créatif avec des exercices de bandes élastiques», explique-t-elle.

L’année universitaire a été particulièrement chargée pour l’étudiante qui a enchaîné les cours et les stages. Elle a même participé aux cliniques de vaccination contre la COVID-19.

«En ce qui concerne mon état d’esprit, je me sens bien, assure-t-elle. C’est certain qu’il y a eu des hauts et des bas. C’est difficile de s’entraîner continuellement sans compétition, mais je suis chanceuse d’être très bien entourée. Ce fut occupé, mais je ne changerais rien de mes derniers mois.»

Heureusement, elle prendra le départ d’un triathlon au cours des prochains jours, avant de s’envoler vers le Wisconsin aux États-Unis pour participer à une seconde épreuve le 28 juin.

Son grand départ pour l’aventure japonaise est prévu pour le 14 août, ce qui lui laisse le temps de se perfectionner. «Je pense que d’ici les Jeux, j’aurai gagné assez de confiance et je serai prête!»

Le pays hôte – où la situation sanitaire n’est pas sous contrôle et où moins de 4% de la population est entièrement vaccinée – impose aux membres des délégations des exigences drastiques. Leurs proches doivent rester au pays et l’accès aux spectateurs est limité ou nul.

«C’est certain que ça aurait été spécial d’avoir ma famille avec moi à Tokyo, de pouvoir regarder les autres sports et de se promener en ville après notre compétition, reconnaît Kamylle. Je pense qu’on va avoir une belle expérience malgré tout. Ce sera différent, mais j’ai une super bonne équipe avec moi et on réussit toujours à avoir du plaisir!»

Souhaitons-lui surtout de voir son travail acharné dignement récompensé.