Dans cette ère de masse salariale, les équipes qui gagnent la coupe Stanley deux années de suite se font plutôt rares.

Le Lightning de Tampa Bay a réalisé cet exploit en défaisant le Canadien de Montréal 1-0 lors du cinquième duel de la finale, mercredi soir, et Steven Stamkos estime que lui et ses coéquipiers ont maintenant leur place dans l’histoire.

« Il s’agissait peut-être du dernier match que nous jouions ensemble. Je ne peux dire à quel point ça nous a motivés, a mentionné le capitaine du Lightning. C’est si difficile de gagner la coupe Stanley et nous l’avons fait deux années de suite. Nous méritons d’avoir notre place dans l’histoire. Peu importe ce qui arrivera, ce groupe va être écrit dans l’histoire pour toujours. C’est très spécial. »

Stamkos soulève peut-être un bon point, car depuis la création du plafond salarial, en 2005, seuls les Penguins de Pittsburgh avaient réussi à remporter les grands honneurs lors de deux saisons consécutives, en 2016 et 2017.

Le plafond salarial devrait néanmoins rattraper le Lightning pendant la saison morte. Les retours au jeu de Stamkos et de Nikita Kucherov ont fait en sorte que la somme des salaires dépassait déjà la limite permise pour les séries, bien que les dirigeants de la LNH aient assuré que le directeur général Julien BriseBois n’avait enfreint aucune règle.

« Est-ce que nous avons bâti une équipe magique? Oui. Avons-nous des joueurs vedettes? Il n’y a aucun doute. Les deux championnats ont toutefois été gagnés différemment, a dit l’entraîneur-chef Jon Cooper. Nous sommes passés des petits nouveaux à l’équipe qui ne pouvait pas gagner et maintenant, certains emploient le mot ‘dynastie’. C’est un groupe spécial. On ne sait jamais. Nous verrons si nous pourrons gagner la coupe Stanley une troisième fois de suite. »

Le parcours du Lightning n’a toutefois pas été de tout repos pour en arriver là. Avant de mettre la main sur le coupe Stanley pour la troisième fois de sont histoire, la troupe floridienne s’est inclinée en finale de la Coupe Stanley contre les Blackhawks de Chicago, en 2015, et elle a ensuite baissé pavillon en finale de l’Association Est, en 2016 et 2018.

Puis, il y a eu le gênant balayage aux mains des Blue Jackets de Columbus, en 2019, après que le Lightning eut connu la meilleure campagne de son histoire et eut égalé le record de la LNH avec 62 victoires en saison.

Huit séries plus tard, ces échecs ont semblé forger le caractère de ce groupe de joueurs, qui a finalement remporté la coupe Stanley, l’automne dernier, dans l’environnement protégé à Edmonton et qui représente une fois de plus le standard d’excellence de la LNH, cet été.

« Nous avons vécu beaucoup de choses ensemble. Après la défaite contre les Blue Jackets, plusieurs personnes ont dit que nous n’avions pas ce qu’il fallait pour gagner, a affirmé l’attaquant Alex Killorn. Quand tu veux gagner deux coupes Stanley de suite, tu dois le faire avec un bon noyau. C’est ce que nous avons ici. »

La sensation est assurément différente qu’il y a environ 10 mois, alors que les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants du Lightning avaient dû soulever la coupe Stanley dans un amphithéâtre vide. Cette fois, l’Amalie Arena de Tampa était bondé et les tours d’honneur ont été plus marquants.

« C’est difficile de mettre des mots sur nos émotions. Surtout après ce que nous avons vécu l’an dernier. Nous voulions saisir cette occasion de gagner devant nos partisans et notre famille. Nous avons trouvé une façon de réussir », a expliqué le défenseur Ryan McDonagh.

Avant même d’amorcer la saison 2020-21, le Lightning a appris qu’il allait être privé de Kucherov pendant l’ensemble du calendrier régulier, alors que le Russe a dû être opéré à une hanche, le 29 décembre. Il s’est contenté du troisième rang de la section Centrale remodelée en raison de la pandémie.

Cependant, la formation de Tampa Bay a renversé les Panthers de la Floride et les Hurricanes de la Caroline pour s’adjuger la couronne de sa section. Il a ensuite vaincu les Islanders de New York en demi-finale de la Coupe Stanley lors d’une deuxième année de suite.

Vasilevskiy gagne le trophée Conn Smythe

On dit souvent que pour avoir du succès en séries éliminatoires, ton gardien doit élever son jeu d’un cran.

Vasilevskiy l’a compris et il s’est assuré d’avoir son mot à dire dans la deuxième conquête consécutive de la coupe Stanley du Lightning. Son brio lui a permis de gagner le trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries.

Le Russe a confirmé son titre de joueur le plus utile en étant parfait devant 22 tirs lors du cinquième match de la finale de la Coupe Stanley.

Depuis leur élimination contre les Blue Jackets, Vasilevskiy et le Lightning ont montré une fiche de 13-0 après une défaite en séries. Ils ont également blanchi leurs adversaires pour une cinquième fois de suite lors du match au cours duquel ils gagnent une série.

« Je n’y crois pas encore. Je pensais que ‘Kuch’ allait le remporter, a déclaré Vasilevskiy à propos du trophée Conn Smythe. Toute l’équipe le méritait. De réussir autant de blanchissages dans les moments importants, ce n’est pas seulement grâce à moi, c’est un travail d’équipe. »

Au passage, Vasilevskiy est devenu le premier gardien depuis Ken Dryden, avec le Canadien, à garder tous les matchs de son équipe lors de deux conquêtes de suite.

En finale contre le Tricolore, Vasilevskiy n’a permis que huit buts en cinq parties, stoppant 132 des 140 lancers dirigés vers son filet.

Le gardien de 26 ans s’est notamment signalé lors du deuxième affrontement de la finale. Alors que son équipe subissait la pression du Canadien, il a repoussé 42 rondelles, aidant le Lightning à gagner 3-1 et à prendre les devants 2-0 dans cette série.

Vasilevskiy a eu l’air humain contre les Panthers, lors du premier tour éliminatoire, montrant une moyenne de buts alloués de 2,64 en six matchs, mais il a retrouvé ses aises par la suite.

Contre les Hurricanes et les Islanders, il a affiché un pourcentage d’arrêts de ,940. Il s’est même surpassé contre le Bleu-blanc-rouge, présentant un pourcentage d’efficacité de ,943.

Il est devenu le 14e gardien de l’histoire à remporter le trophée Conn Smythe et le premier depuis Jonathan Quick, avec les Kings de Los Angeles, en 2012.

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