Bien qu’il soit le seul membre des Wildcats de Moncton répertorié par la Centrale de recrutement, de surcroît modestement considéré comme le 218e meilleur espoir en Amérique du Nord, Charles-Antoine Pilote semble convaincu qu’il sera repêché par une équipe de la Ligue nationale de hockey ce samedi.

Le défenseur de 6 pieds 3 pouces et 193 livres est d’avis que certains éléments penchent en sa faveur.

Le fait que les espoirs des deux autres ligues de la Ligue canadienne (WHL et OHL) n’ont pas ou peu joué vient en tête de liste. Il croit aussi que son physique et sa progression dans la dernière année le placent aussi en bonne position.

«Ça prend juste une équipe qui aime le style de joueur que je suis, mentionne celui qui dit avoir eu des discussions avec huit équipes. Comme j’ai pu jouer beaucoup plus de matchs que les joueurs des deux autres ligues, les recruteurs ont pu me voir jouer plus souvent.»

Parlons-en justement du style de joueur qu’il est. En raison de son coup de patin au-dessus de la moyenne pour un bonhomme de sa taille, combiné à sa confiance avec la rondelle, certains aiment bien le comparer à un Philippe Myers au même âge.

«Ce n’est pas la première fois que j’entends ça, confie Pilote. C’est pas pire comme comparaison. Philippe Myers est un joueur qui est en train de s’établir dans la LNH et que j’aime regarder jouer. Je pense moi aussi que mon style ressemble au sien.»

À l’instar de Myers, le développement de Pilote s’est fait à un rythme plus lent que les autres patineurs de son âge.

«En raison entre autres d’une poussée de croissance, mes deux années dans le midget n’ont pas été faciles. Après avoir fait l’équipe des Riverains du Collège Charles-Lemoyne à ma première saison, j’ai été rétrogradé dans le midget espoir à Noël et j’ai trouvé ça difficile à accepter», raconte Pilote.

Les Wildcats l’ont néanmoins sélectionné en septième ronde (117e) lors de l’encan de 2019. À son premier camp d’entraînement, il ne dispute que deux petits matchs avant d’être cédé à son club midget.

«Ça n’a pas été mieux à ma deuxième saison parce que mon équipe n’a pas connu beaucoup de succès, dit-il. Je n’étais donc pas vraiment un favori pour me tailler un poste avec les Wildcats quand je me suis présenté au camp d’entraînement l’année passée. J’ai travaillé fort pour mériter ma place et pour m’améliorer. J’ai su saisir ma chance, un peu comme l’a fait Alexis Daniel. Notre cheminement se ressemble beaucoup.»

Un joueur grandement amélioré

Plus tôt cette semaine, le directeur des opérations hockey Ritchie Thibeau a justement fait mention de la progression de Pilote.

«C’est un gros bonhomme avec un bon gabarit qui patine très bien et qui est bon avec la rondelle. Il s’est beaucoup amélioré pendant la dernière saison et sa courbe de progression est loin d’être terminée. Il est ce qu’on appelle un late boomer», estime Thibeau.

Jean-François Damphousse, recruteur pour la Centrale de recrutement de la LNH, croit lui aussi que les chances que le hockeyeur de Saint-Lambert soit sélectionné sont bien réelles.

«Charles-Antoine a été impressionnant en fin de saison dernière. Non seulement il bouge très bien sur la glace, il possède aussi une belle mobilité et il lit bien le jeu. Ça ne me surprendrait vraiment pas qu’il soit repêché», mentionne-t-il.

Si tous les membres de la famille sont de grands partisans des Canadiens de Montréal, Pilote n’aurait rien contre être repêché par un club comme Anaheim ou encore Vegas.

«Je ne détesterais pas aller jouer dans un endroit où il fait chaud, parce que ça ferait changement avec la température d’ici, lance-t-il en riant. Et puis j’aime bien jouer au golf dans mes temps libres.»

Pilote, qui est représenté par Dominic DeBlois, le fils de l’ancien entraîneur-chef des Alpines de Moncton Lucien DeBlois, a totalisé trois buts et sept passes en 31 matchs la saison dernière. Il a ajouté un filet et deux mentions d’aide en six duels éliminatoires.

«Mon objectif pour la prochaine saison est de me tailler une place dans le top-3 de l’équipe. J’espère pouvoir convaincre les entraîneurs de m’utiliser avec le joueur de 20 ans Samuel Desgroseillers. Je crois que je pourrais beaucoup apprendre en jouant avec un joueur possédant autant d’expérience. J’ai hâte que ça commence.»

«Je profite d’ailleurs de cet été pour renforcer le bas de mon corps tout en continuant de travailler à améliorer ma force dans le haut du corps. Je vais d’ailleurs régulièrement au gymnase et je patine trois fois par semaine pour tenter d’améliorer mon jeu de pied, mes lancers et plein d’autres trucs», ajoute-t-il.

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