Roxanne Albert est loin de l’image que l’on se fait d’une sprinteuse ou d’une sauteuse. À seulement 5 pieds 1 pouce, la nouvelle venue de l’équipe d’athlétisme des Aigles Bleues n’a rien de l’athlète élancée avec des jambes sans fin. Ça n’empêche quand même pas l’Acadienne de Bouctouche de s’amener à l’Université de Moncton précédée d’une fort belle réputation.

Athlète multidisciplinaire, Roxanne Albert dilapide son trop-plein d’énergie dans le sport depuis ses modestes débuts à une épreuve locale de cross-country. Elle n’avait alors que 7 ans.

Cette future enseignante a depuis tenu son bout à la ringuette, dans le hockey, le soccer, le frisbee ultime, le volleyball et bien sûr l’athlétisme.

Notons par exemple ses cinq participations consécutives aux Jeux de l’Acadie (athlétisme et frisbee ultime), où elle a totalisé l’impressionnante récolte de neuf médailles, dont deux d’or. Elle détient d’ailleurs le record du relais féminin (53s40) en compagnie de ses coéquipières de la délégation de Kent, soit Vickie Albert, Manon Vautour et Érika Blackmore.

«C’est pesant et ça fait du bruit quand je les ai toutes les neuf autour du cou», dit-elle en riant.

Roxanne a même été choisie l’athlète féminine par excellence de la dernière année à la polyvalente Clément-Cormier, elle qui a aussi été nommée la plus utile dans les disciplines du soccer et de l’athlétisme. Ah oui, son école l’a aussi honoré dans le volet de la vie étudiante pour son travail exemplaire en tant que présidente du conseil scolaire.

Le leadership lui sort par les oreilles.

«J’ai toujours un grand sens du leadership, confie la jeune femme de 17 ans. J’aime tous les sports, mais c’est l’athlétisme que je préfère. Au début, j’aimais surtout sauter. Mais de plus en plus j’adore la course.»

L’entraîneur-chef de l’équipe d’athlétisme du Bleu et Or Steve LeBlanc voit un beau potentiel chez Roxanne.

«C’est sûr qu’elle n’est pas grande, mais elle est très rapide et ça l’aide beaucoup pour ses sauts. Elle est terriblement forte des jambes», mentionne LeBlanc.

«Elle possède aussi deux qualités qui font que j’aime être entraîneur. Elle a une bonne attitude et elle est déterminée. Je crois qu’à maturité elle a le potentiel de faire partie de l’élite en Atlantique», croit-il.

Ça adonne bien, le principal objectif de Roxanne est de prendre part un jour au Championnat canadien universitaire.

«L’objectif à long terme est de faire partie des meilleures en Atlantique, s’exclame-t-elle. Mais pour ma première année, je veux surtout continuer d’apprendre et m’améliorer. Je veux par exemple être meilleure au bloc de départ. Si je peux améliorer mes départs et terminer mes courses avec plus de puissance, ça devrait me permettre de retrancher quelques centièmes de seconde. C’est important dans les sprints.»

Ce qui est certain, c’est qu’elle ne devrait pas mettre de temps à trouver ses repères avec les Aigles Bleues. Non seulement elle est déjà dirigée par Steve LeBlanc et Ron LeBlanc au sein du club Aetos, mais elle connaît aussi déjà très bien les athlètes Max Mazerolle, Yannick Boudreau, Samuel Bourque et Kyla Hugues.

Une équipe féminine en progression

Steve LeBlanc ne s’en cache pas, il aime beaucoup le potentiel de son groupe de filles en athlétisme. Même que le vétéran entraîneur du Bleu et Or serait le dernier surpris si jamais elles terminaient en deuxième position, derrière les éternelles représentantes des Tigers de Dalhousie aux Championnats de Sport universitaire de l’Atlantique (SUA).

Si la sprinteuse Véronique Omalosanga, athlète par excellence de l’année à l’U de M, et la spécialiste des haies Caroline Gagnon seront les principales vedettes de l’équipe, il ne faut également pas sous-estimer l’apport des lanceuses Rachelle Haché et Kyla Hughes-Bérubé, ainsi que Marie-Pier Cloutier, une autre spécialiste des haies qui nous arrive après un passage avec les Varsity Reds de UNB. Steve LeBlanc note aussi la jeune recrue Roxanne Albert parmi les filles à surveiller.

«Nous avons un bon groupe d’athlètes dans toutes les épreuves, révèle l’entraîneur. Nous avons de la profondeur partout. Juste pour te donner une idée, il y a cinq ans j’avais de la misère à présenter une équipe de relais pendant les compétitions. Cette année, je vais avoir deux bonnes équipes de relais, peut-être même trois. Au niveau de l’équipe, je crois que les filles devraient terminer dans le top-3 en Atlantique, mais nous visons surtout la deuxième place.»

Du côté des garçons, Max Mazerolle, en heptathlon, et Samuel Bourque, dans les lancers (marteau et poids), seront les principaux leaders. Un top-4 en Atlantique pour l’équipe masculine est une possibilité estime LeBlanc.

Le camp d’entraînement de l’équipe d’athlétisme prendra son envol le 10 septembre, soit une semaine après celui du groupe de cross-country.

«J’ai hâte de voir si nous allons avoir des surprises au camp, dit-il. C’est pas mal toujours le cas chaque année. C’est comme ça que nous avons découvert des athlètes comme Jason McKenzie, Jean-Luc Bastarache et Alain Doucet, entre autres.»

«Ce sont souvent des jeunes qui ont excellé dans d’autres sports et qui décident de venir tenter leur chance. Moi j’ai pour mon dire que si tu cours vite sur un terrain de soccer, tu peux également courir vite sur une piste. Un athlète, ça reste un athlète», souligne Steve LeBlanc.

Outre Steve et Ron LeBlanc (gérant d’équipement), l’équipe d’entraîneurs de l’U de M comprend Earl Church aux lancers, Julien Léger (sauts horizontaux et sprints), Sara Miller (saut à la perche) et Evan Grant (saut en hauteur). Un autre entraîneur adjoint devrait être nommé sous peu.

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