Une jeune patineuse de vitesse du Restigouche se rapproche encore un peu près de son rêve qui est de représenter son pays dans cette discipline aux Jeux olympiques.

Courtney Charlong sait qu’il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir, mais l’adolescente âgée de 14 ans de Campbellton patine vite, très vite.

C’est d’ailleurs pourquoi elle a été l’une des privilégiées à avoir reçu une invitation à se joindre à l’Académie Hybride Transition du Centre d’entraînement Gaétan-Boucher à Québec.

Ce programme de perfectionnement – sous invitation uniquement – est destiné aux patineurs de la relève (14-18 ans) qui démontrent le potentiel nécessaire pour se tailler une place sur l’équipe nationale du Canada en patinage de vitesse courte et longue piste.

Il s’agit, en quelque sorte, d’une version étoffée d’un programme régulier de sports-études, car la jeune porte-couleur des Comètes du Restigouche devra bien entendu poursuivre ses études en parallèle. Courtney Charlong est d’ailleurs la seule athlète de l’Atlantique à se joindre à ce programme cet automne.

«Je m’attendais à devoir quitter la région un peu plus tard afin de poursuivre ma carrière en patinage de vitesse. Mais si je veux pouvoir joindre l’équipe nationale un jour, c’est là que ça se passe.

Je dois mettre toutes les chances de mon côté», raconte la jeune athlète qui avoue être un brin secouée par la rapidité à laquelle les choses évoluent pour elle depuis quelques jours.

«C’est certain que ça me stresse de devoir m’en aller dans une ville comme Québec, que je ne connais pas énormément. En même temps, c’est certain que je suis très excitée de l’occasion de patiner aux côtés des meilleurs patineurs au pays», ajoute-t-elle.

Courtney était à Trois-Rivières la semaine dernière dans le cadre d’un camp d’entraînement. C’est là qu’elle a été approchée pour joindre l’académie.

Un peu comme sa fille, la mère de Courtney Charlong, Mélanie Wood, est un peu secouée par la vitesse à laquelle la carrière de sa fille évolue.

«Ils la connaissaient, mais n’avaient pas eu la chance de lui parler au cours des derniers mois, notamment en raison des restrictions en lien avec la pandémie. On est encore un peu sous le choc de tout ce qui se passe, c’est fou. On est très excités de tout ça, très fiers, mais c’est certain que ça fait bizarre de la laisser partir comme ça aussi loin», souligne Mme Wood.

«On savait que c’était une question de temps avant qu’elle doive partir à l’extérieur pour continuer de progresser, car même si on a de bonnes infrastructures ici, on est un petit centre et les possibilités sont limitées », ajoute Mme Wood.

En temps normal, Courtney devait débuter à l’académie en même temps que la rentrée, donc en septembre. Elle ne s’y rendra toutefois qu’en novembre, question de pouvoir commencer son année scolaire au Restigouche. Elle a aussi obtenu la confirmation que, même au Québec, elle pourra porter les couleurs de l’équipe provinciale du Nouveau-Brunswick lors de compétitions nationales.

Cette nouvelle survient à point dans son développement, soit à la suite d’une année passablement difficile. Comme des milliers d’athlètes à travers le pays et la planète, elle a dû composer avec différentes restrictions entourant la COVID-19 et mettre son sport de côté. Elle n’a pu patiner qu’environ quatre semaines l’an dernier faute de disponibilité de glace. En allant ainsi dans un centre spécialisé en patinage de vitesse, les chances de chausser ses patins seront beaucoup plus grandes.

«J’ai beaucoup couru et je me suis beaucoup entraînée à la maison en suivant un programme fait sur mesure pour moi. Mais la glace m’a beaucoup manqué», indique-t-elle, espérant pouvoir profiter au maximum de cette chance.

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