Même après que les puissantes Américaines aient pris l’avance 2 à 0 au premier vingt, Serge LeBlanc n’a jamais douté un seul instant que les Canadiennes allaient revenir dans le match et remporter l’or, mardi soir, en finale du Mondial de hockey féminin présenté à Calgary. Bayo avait vu juste.

Pour le plus célèbre préposé à l’équipement de l’Acadie, la meilleure équipe l’a emporté.

«J’étais tellement confiant, dit-il. Même quand les États-Unis ont pris l’avance 2 à 0, la confiance était toujours là. Nous avions marqué de quatre à sept buts pendant tous les autres matchs du tournoi et je savais que nous étions donc capables de marquer contre elles. Et c’est ce que les filles ont fait.»

Évidemment, le destin a voulu que ce soit Marie-Philip Poulin, encore elle, qui inscrive le but vainqueur en prolongation (lire encadré).

«Marie-Philip, c’est la G.O.A.T. du hockey féminin. C’est la meilleure joueuse de tous les temps. Dans les moments-clés, elle est toujours là. Elle a le don pour faire la différence. Que ce soit dans les entraînements, des matchs aux Mondiaux ou aux Jeux olympiques, elle est là», l’a vantée Bayo.

«C’est toute une bête de hockey. Et ce n’est pas un coup de chance dans son cas. Elle travaille tellement fort. Elle mérite tout ce qu’elle a récolté», insiste-t-il.

Pour le programme national féminin, il s’agit d’une première médaille d’or depuis les Mondiaux de 2012. Depuis, les Américaines ont été couronnées cinq fois.

«C’est une médaille d’or qui fait beaucoup de bien, affirme-t-il. Tout le monde a tellement travaillé fort. Avec la pandémie, ça n’a pas toujours été facile. Mais en même temps, je dirais que la COVID-19 nous a aidée. Ç’a permis aux 49 membres de l’équipe, et ça inclut donc tout le personnel, de se rapprocher. Nous sommes devenus vraiment une belle famille.»

Selon Serge LeBlanc, cette victoire du Canada est annonciatrice d’un grand tournoi olympique à Pékin cet hiver.

«Je ne sais pas si nous venons d’envoyer un message aux Américaines, mais j’espère que les gens seront nombreux à suivre nos matchs à la télévision. D’ailleurs, ce que j’ai vu dans ce championnat mondial est de loin le meilleur hockey féminin que j’ai vu de toute ma vie. Des pays comme la Finlande et le Tchéquie se sont beaucoup améliorés dans les dernières années, mais le Canada et les États-Unis ont également su élever leur jeu d’un cran», estime-t-il.

Serge LeBlanc sera évidemment de l’aventure de Pékin.

«Là je m’en vais à la maison pour un repos de cinq jours et je reviens ensuite à Calgary pour poursuivre la préparation vers les Jeux olympiques. D’ici février, je vais pouvoir aller à la maison quelques jours à la fin de novembre et à Noël. J’espère aussi pouvoir faire venir ma famille à Calgary pendant le grand week-end d’octobre», raconte celui qui a pris, comme en 2018, une sabbatique de son travail à l’Université de Moncton.

«C’est sûr que ce sont de belles expériences, mais ça se veut aussi un grand sacrifice. Là, je viens de passer 42 jours de suite dans une bulle. Ma vie pendant tout ce temps aura donc été à l’hôtel et à l’aréna. Heureusement que ma famille m’appuie», révèle-t-il.

LeBlanc, qui totalise désormais 96 matchs sur la scène internationale, devrait atteindre la centaine dès novembre. Équipe Canada sera alors de passage en Finlande pour disputer une série de matchs contre les Américaines et les Finlandaises.

Par ailleurs, LeBlanc était particulièrement fier de dire qu’il en était à sa première médaille d’or sur la scène internationale depuis celle de 2008 avec l’équipe masculine junior des moins de 20 ans. Steven Stamkos, Drew Doughty, John Tavares, Claude Giroux, Brad Marchand et un certain P.K. Subban faisaient alors partie de l’équipe.

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