Connaissez-vous Léo Gravelle, dit La Gazelle?

Ne vous cognez pas la tête contre les murs si le nom ne vous dit rien, le gars a joué au hockey dans les années 1940 et 1950.

Léo Gravelle est encore à ce jour le seul hockeyeur originaire d’Aylmer à avoir joué dans la LNH. Même que Gravelle a disputé 223 parties avec les Canadiens de Montréal et les Red Wings de Détroit entre 1946 et 1951. Ce même Gravelle a aussi remporté la coupe Memorial avec les Majors de St Michael’s (Toronto) au printemps de 1945.

Quand Hendrix Lapierre s’est fait demander par l’auteur de ces lignes s’il savait qui était Léo Gravelle, ce dernier a répondu dans la négative. Son intérêt s’est toutefois décuplé quand il a appris qu’il a été le premier hockeyeur d’Aylmer dans la LNH et qu’il a aussi gagné la coupe Memorial.

Ces deux faits d’armes font partie des objectifs à court terme du plan de carrière de Lapierre, lui aussi originaire de ce secteur faisant partie de l’ouest de la ville de Gatineau.

«Je vais essayer d’être le deuxième», a aussitôt répondu la nouvelle vedette du Titan d’Acadie-Bathurst.

Le numéro 92 se plaît d’ailleurs déjà beaucoup dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. Même qu’il est en train de s’acadianiser plutôt rapidement. Il a eu beaucoup de plaisir récemment à aller pêcher le maquereau et le bar, en plus de nager régulièrement dans les eaux de la baie des Chaleurs.

«Ça se passe très bien, révèle avec enthousiasme le premier choix des Capitals (22e) en 2020. Les gens de ma pension sont extraordinaires et je me retrouve dans un excellent groupe de joueurs. C’est très plaisant jusqu’ici. C’est différent du Québec. Je suis au bord de l’eau et tout le monde se connaît. Je n’ai absolument rien de négatif à dire. Mes anciens coéquipiers des Saguenéens qui sont passés ici m’ont bien informé.»

Seul Québécois du Titan

Seul Québécois au sein d’une formation qui comprend aussi un Letton, un Tchèque, 10 Néo-Écossais, cinq Prince-Édouardiens et cinq Néo-Brunswickois, le Aylmerois soutient qu’il ne se sent nullement comme un joueur à part.

«C’est sûr que c’est bizarre de faire partie d’un club avec un seul Québécois alors que j’ai évolué dans l’une des équipes qui en comptaient le plus, mais je ne me sens pas comme si j’étais un joueur importé. Mon anglais est bon et ça ne me cause aucun problème d’être ici», dit-il.

Les prochains mois pourraient être bien occupés pour Lapierre. Déjà qu’il a pris part au camp estival d’Équipe Canada junior, il s’envolera le 17 septembre vers Washington afin de prendre part au camp des recrues des Capitals. Et si jamais le premier joueur réclamé dans la LHJMQ à l’encan de 1998 ne parvient pas à percer l’alignement des Capitals, il compte bien revenir à Bathurst pour convaincre les dirigeants de Hockey Canada de lui faire une place pour le Mondial junior. Il a également l’intention de tout faire pour aider le Titan à batailler pour la coupe du Président et la coupe Memorial.

«Je suis plus le genre à vivre le moment présent, qu’à regarder vers le futur. Ceci dit, c’est évident qu’il y a beaucoup de choses qui s’alignent devant moi. Il y a d’abord le camp des Capitals et le fait d’y avoir pris part l’an dernier me permet de m’y présenter plus à l’aise cette fois-ci. Et si jamais je ne parviens pas à me tailler une place avec les Capitals, je compte démontrer aux décideurs d’Équipe Canada junior que je peux jouer plusieurs rôles dans une équipe. Je vais avoir la chance de le prouver avec le Titan», souligne-t-il.

«Nous avons une équipe avec un potentiel énorme. À cause de la COVID et du fait que j’ai été blessé il y a deux ans, je ne connaissais pas beaucoup de gars de l’équipe avant d’arriver ici. En fait, tout ce que je savais du Titan c’est que Sylvain Couturier et Yanick Jean (d.g. des Saguenéens) aiment s’échanger des joueurs», lance-t-il avec humour.

«Mais j’ai vite réalisé que nous avons une bonne équipe. Beaucoup de joueurs m’ont impressionné. Il y a une belle stabilité dans cette organisation. Même s’il ne faut pas parler trop vite, c’est clair que nos attentes sont élevées. Nous allons nous préparer à jouer selon nos capacités», note-t-il.

«Et d’avoir 10 gars de l’équipe qui vont prendre part à un camp professionnel, ça ne peut qu’avoir un impact positif. Participer à un camp professionnel, c’est une expérience incroyable, ne serait-ce que pour voir comment se comportent les joueurs de la LNH. Ce sont des expériences que nous allons ramener avec nous», explique Lapierre.

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