Quand on a, comme David Durepos, pris part à cinq reprises aux Jeux paralympiques avec l’équipe nationale de basketball en fauteuil roulant et ramené à la maison quatre médailles, dont trois d’or, on est bien placé pour comprendre l’ampleur de ce que vient d’accomplir Danielle Dorris à Tokyo.

«C’est phénoménal ce qu’elle vient de faire, indique Durepos, qui a pris sa retraite sportive après les Jeux de Londres en 2012. C’est encore plus gros que ce que j’ai fait parce qu’elle a réussi à gagner ses deux médailles dans des épreuves individuelles et en brisant un record du monde. Je suis tellement content pour elle.»

Durepos, qui a été intronisé au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick en 2014, est même d’avis que les exploits de Dorris pourraient avoir un grand impact sur le sport para dans la province.

Clarence Bastarache, un autre immortel du sport para (intronisé au temple en 1997), partage justement le même avis que Durepos.

«C’est sûr que ça va avoir un gros impact», croit Bastarache, médaillé de bronze aux Jeux paralympiques de Toronto en 1976.

«Il y a tellement plus d’opportunités aujourd’hui à comparer dans mon temps. Les athlètes ont maintenant droit à des entraîneurs spécialisés et à des outils de travail mieux adaptés. Ça n’empêche pas que c’est tout un exploit que vient d’accomplir Danielle. Je me souviens de ma médaille d’or au lancer du javelot lors des Jeux panaméricains de 1973 à Lima, au Pérou, et ça avait été toute une expérience de me retrouver sur la plus haute marche du podium et d’entendre l’hymne national. Elle, en plus, a réussi ça en battant un record du monde», souligne Bastarache, qui a pratiqué avec succès l’athlétisme, la natation, le basketball, le tennis sur table, le volleyball et le tir à l’arc.

Le coureur Shayne Dobson, qui a pris le cinquième rang au 1500m T-37 lors des Jeux de Rio de Janeiro en 2016, est lui on ne peut plus fier des deux paralympiennes du Grand Moncton, Danielle Dorris et Kamylle Frenette.

«C’est incroyable ce qu’elles ont fait là-bas. J’ai d’abord suivi la course de Kamylle qui a terminé en quatrième place. Et j’ai aussi regardé Danielle ce matin. C’est vraiment quelque chose qu’elle vient de faire en gagnant l’or. C’est fou de voir avec quelle avance elle a gagné. Elle m’a vraiment impressionné. Nous avons de bons athlètes paras au Nouveau-Brunswick», affirme Dobson, qui pourrait bien se laisser tenter de revenir à la compétition afin de se qualifier pour les Jeux de Paris en 2024.

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