Jeremy Poirier, natif de Saint-Louis-de-Kent, est à quelques jours de participer aux championnats du monde de lutte olympique qui se dérouleront à Oslo, en Norvège, du 2 au 10 octobre. Son but ultime: prendre part aux Jeux olympiques de Paris, en 2024.

C’est jeudi que le lutteur de 24 ans quittera le Canada pour le pays scandinave. En fait, Jeremy Poirier en est à sa deuxième participation à ce championnat d’envergure. Il avait pris part aux championnats du monde de lutte à Budapest, Hongrie, en 2019, mais avait perdu dès son premier combat chez les moins de 23 ans.

Après une pause d’un an en 2020 en raison de la COVID-19, Poirier participera cette année à la 70e édition des championnats du monde de lutte dans la catégorie senior chez les moins de 92 kg.

Il sera intéressant de surveiller sa performance à Oslo, puisque Jeremy Poirier avait remporté la médaille d’argent lors des derniers championnats panaméricains de lutte tenus en mai dernier au Guatemala.

Néanmoins, l’étudiant en loisirs à l’Université Concordia à Montréal ne s’en fait pas outre mesure. «J’y vais pour l’expérience», dit-il, à propos de ce qui l’attend ces jours-ci.

Le sport de combat, c’est presqu’une affaire de famille chez les Poirier. Geno Poirier, le frère aîné de Jeremy, a été son prédécesseur en lutte. D’ailleurs, selon leur père Alain, Geno pratique aussi le combat ultime (MMA). Les deux frères habitent ensemble à Montréal.

Ses premiers pas en lutte olympique, Jeremy les a faits à l’âge de 15 ans alors qu’il étudiait à l’école Mgr-Marcel-François Richard (MFR) de Saint-Louis de Kent. Il a entamé la lutte avec l’enseignant et entraîneur Frederic Harrison. L’entraîneuse Crysta Betts de l’école Bonar Law de Rexton a elle aussi contribué au développement de l’athlète.

Considéré comme un lutteur «moyen» à ses débuts, il lui a fallu quelques années avant de se distinguer parmi les gagnants. Jeremy a continué de persévérer et a fini par remporter des médailles. Il est devenu champion du Nouveau-Brunswick au cours des années 2013-2014 pour ensuite terminer troisième au championnat canadien de 2018, avant d’être enfin couronné champion canadien en 2019.

Le lutteur acadien s’entraîne sérieusement à un rythme de six jours par semaine, deux fois par jour, pour une moyenne de quatre à six heures par jour.

Les parents de Jeremy suivent leur fils depuis des années. «À toutes les années, on l’a suivi: Fredericton, Saint-Jean, Edmonton, on a été partout. Si tu voyais le nombre de médailles que j’ai ici», raconte sa mère, Francine Babin. Son fils Jeremy a d’ailleurs passé une dizaine de jours à Saint-Louis dernièrement. Elle ne l’avait pas vu depuis deux ans. Elle qualifie son fils comme étant modeste.

Les deux parents, ainsi que leur fils Geno, étaient présents à Budapest lors des mondiaux en 2019. Cette fois-ci, ils resteront ici mais promettent de surveiller le tout en direct. D’après Francine Babin, Jeremy livrera son premier combat le dimanche 3 octobre.

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