Après un début de saison difficile et un alignement criblé par les blessures, le retour de certains éléments clés ravive une lueur d’espoir dans la voix de l’entraîneur-chef de l’équipe de hockey masculine de l’Université de Moncton, Judes Vallée.

Dans une courte saison de 30 matchs, l’absence de son capitaine Vincent Deslauriers lors des 10 premières rencontres explique en partie les débuts ardus du Bleu et Or cette saison. Depuis le retour de ce dernier, l’équipe conserve d’ailleurs une fiche de ,500 (2-2-0).

«C’est facile de se trouver des excuses, explique Vallée en parlant de leur fiche de 4-9-1 depuis le début de la campagne. Mais quand ton gardien numéro un – qui t’a permis de performer au cours des deux dernières saisons –, ton premier centre et capitaine (Vincent Deslauriers) et tes deux premiers défenseurs (Olivier Desjardins et Vincent Lanoue) sont absents depuis le début de la saison, ça cause un gros trou dans l’alignement. Je parle de ces blessures-là, mais il y en a eu d’autres. Ça a forcé des jeunes dans des positions qui n’étaient pas la leur. J’avais toujours 5 ou 6 gars qui manquaient. On a été hypothéqué dans les entraînements. On a même dû annuler notre dernier match hors concours.»

Il faut rappeler que l’équipe compte 14 recrues cette année en raison de la saison manquée l’an dernier. L’absence de ces vétérans a fortement miné les efforts de l’équipe.

Les Aigles Bleus (hockey masculin) à l’entraînement jeudi 25 novembre au Centre J.-Louis Levesque de l’Université de Moncton. – Acadie Nouvelle: Denis Savard

Elle a quand même été positive à un égard pour les recrues. Elles ont bénéficié de beaucoup plus de temps de glace que prévu pour s’adapter plus rapidement au calibre relevé qu’offre le Sport universitaire de l’Atlantique.

«Une majorité vient du junior majeur. On leur a dit que c’était une ligue d’hommes. Ça frappe plus, ça patine plus et c’est plus intense. Ç’a été une bonne expérience pour eux.»

Heureusement pour lui et sa troupe, les choses se replacent enfin.

«Là, les gars reviennent. Avec le retour de Lanoue, il ne manque plus que (le gardien Étienne) Montpetit.»

«Il nous reste encore 16 matchs. On veut s’assurer de faire les séries, donc c’est le temps de se mettre en mode performance le plus tôt possible.»

La touche de Nathaël Roy 

Si le nom du Madawaskayen Mika Cyr est sur toutes les lèvres, c’est le Québécois Nathaël Roy qui mène l’attaque du Bleu et Or (11-8=19 pts en 14 matchs). L’ancien du Phoenix de Sherbrooke et du Drakkar de Baie-Comeau s’est rapidement adapté au calibre de la ligue.

«Je connaissais Nathaël par des amis qui l’ont coaché. Je connaissais sa personnalité. Je savais que c’était un gars qui a un bon coup de patin et un bon lancer. Il s’est mis à coller des buts dès le camp d’entraînement et une certaine confiance s’est installée. Il a vraiment une touche intéressante: il est rendu à 11 buts! C’est vraiment bon. Il nous a souvent permis de rester dans les matchs. Son adaptation s’est bien faite. Il a un bon coup de patin et il crée des choses offensivement. C’est un travaillant.»

Huskies et Axemen à l’horaire

Les Aigles Bleus se déplacent en Nouvelle-Écosse vendredi pour affronter les Huskies de l’Université Saint Mary’s (7-6-1) à Halifax. Samedi, ils reçoivent les Axemen de l’Université Acadia (5-10-0).

«On a notre plan de match contre les Huskies. Lors des derniers matchs, ils ont profité de nos erreurs. Il faut s’améliorer dans notre zone défensive. Heureusement, nos unités spéciales ont commencé à faire le travail. Ç’a été long, mais on a marqué trois buts en avantage numérique la fin de semaine dernière… On en avait marqué trois en tout lors des 10 premiers matchs», note avec optimisme Judes Vallée.

«Il y a des choses qui débloquent. Il faut faire jouer tout notre monde. Tout le monde doit être impliqué tant offensivement que défensivement. Faut donner le moins de tirs possible. (Le gardien Émile) Samson a fait du bon travail depuis le début de saison, mais il faut arrêter d’accorder des tirs de qualité à l’adversaire.»

Judes Vallée croit toujours que sa troupe a ce qu’il faut pour atteindre les séries.

«C’est nous qui écrivons notre histoire. On sait qu’il faut aller chercher les victoires. Il n’y a que 30 matchs dans cette ligue. Avec l’arrivée de notre capitaine, ça peut changer bien des choses, maintient Vallée. Tout le monde reprend sa place».

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