Mario Durocher savait depuis trois semaines que ses jours étaient comptés à la barre du Titan d’Acadie-Bathurst. C’est même lui qui de son propre chef a soumis la possibilité d’un changement lors d’une rencontre avec Sylvain Couturier, alors que les deux hommes tentaient de trouver une solution aux déboires de l’équipe.

«J’ai un peu ouvert la porte à Sly en lui disant que c’était peut-être moi le bobo. Je lui ai dit que je n’étais pas satisfait de la situation et il ne l’était pas non plus. Je me posais plein de questions. Je me questionnais à savoir si mon message passait encore. Je ne comprenais pas pourquoi ça ne fonctionnait pas», affirme Durocher.

«Lors de cette rencontre, j’ai demandé à Sly de me laisser jusqu’aux Fêtes pour relancer le club. J’ai à peu près tout essayé pour les relancer. Malheureusement, Greg (Leland), Dennis (Martindale) et moi ne pouvons pas lancer vers le gardien adverse ni bloquer des tirs. Pour une raison que j’ignore, notre éthique de travail, qui était pourtant notre marque de commerce, a disparu. Les gars semblent avoir oublié tout ce que nous avons construit au cours des deux dernières années. Et tout ça a coïncidé avec la blessure de Bennett (MacArthur) dans le cinquième match de la saison», raconte l’entraîneur âgé de 58 ans.

Durocher tient toutefois à préciser que l’effort des joueurs était pratiquement toujours là pendant les entraînements. Même que mercredi, alors qu’il avait pourtant commandé un entraînement facultatif, 19 joueurs ont sauté sur la glace. C’est pendant les matchs que les choses ne tournaient pas rondement.

«C’est d’ailleurs ce qui me déçoit le plus. Je les ai vus gagner des matchs en travaillant, alors je sais qu’ils en sont capables. À un moment donné, il faudra que les joueurs réalisent qu’ils doivent travailler. Ils risquent leur carrière sinon. Ce n’est pas normal de se faire manger tout rond contre des équipes comme Baie-Comeau, Rouyn-Noranda et Chicoutimi», mentionne-t-il.

Durocher continue néanmoins de croire dans ce groupe que Sylvain Couturier et lui ont construit.

«J’ai hâte de voir ce club rebondir. Je crois qu’un gars comme Hendrix Lapierre est sur le point de débloquer offensivement. Moi, je vais profiter des prochaines semaines pour me reposer et penser un peu à mon père», ajoute Durocher, dont le paternel, Réal, est décédé en août dernier.

Comme il fallait s’y attendre, les joueurs ne se bousculaient pas au portillon pour réagir au départ de leur entraîneur.

En fait, de tous les joueurs approchés, Bennett MacArthur a été le seul qui a accepté de donner son avis. Bien que brève, le vétéran a tenu à souligner que les joueurs sont les grands responsables du départ de Mario Durocher.

«Nous devons trouver une façon de mieux jouer en tant qu’équipe, a-t-il confié. Malheureusement, quelqu’un a payé le prix pour la façon dont nous avons joué dans les dernières semaines. Mario est un homme bien et un excellent entraîneur.»

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