Handicapées par un flagrant manque de soldats, à un point tel qu’ils ont même dû demander en une occasion au gardien réserviste de laisser tomber les grosses jambières pour leur donner un coup de main sur la glace, les Panthères du Haut-Madawaska n’en continuent pas moins de figurer parmi l’élite du Circuit régional de hockey.

Et maintenant que les joueurs rentrent tranquillement au bercail, ç’a été le cas des frères Chiasson, Dany et Andy, et Alexandre Soucy le week-end dernier, on est en droit de se demander si les Panthères ne seront pas encore une fois l’équipe à battre dans le CRH, comme c’était le cas avant que le pandémie ne vienne freiner les activités du circuit au printemps de 2020.

Dean Ouellet est le premier surpris par la fiche des Panthères (6-2-0), qui occupent le deuxième rang du CRH derrière les Castors de Saint-Quentin (6-1-1).

«C’est un peu surprenant, dit-il. Lors de nos quatre premiers matchs, nous n’étions que 10 gars. Nous trouvions une façon de gagner en jouant plus défensif et en attendant nos occasions de marquer.»

«Les gars reviennent par les petits, mais disons qu’au début il n’y a pas un gars qui pouvait se plaindre de son temps de glace, lance en riant Ouellet. Avec les retours des frères Chiasson (Danny et Andy), Alexandre Soucy et Alexandre Roy, entre autres, je crois que nous avons les outils pour espérer gagner un autre championnat. Nous croyons en nos moyens».

Par ailleurs, bien que le CRH permet désormais un joueur importé et un joueur spécial en moins par équipe, Ouellet se dit impressionné par le niveau de jeu.

«C’est sûr qu’il y a un manque au niveau des gros joueurs d’impact, mais le calibre est encore très bon. Je remarque surtout la présence de beaucoup de jeunes dans chaque équipe et plusieurs commencent à prendre leur place. Ils s’améliorent rapidement. C’est plaisant de les voir aller. Il y en a plusieurs que j’ai eu la chance de coacher dans des écoles de hockey», confie-t-il.

Comme s’il s’attendait à la question suivante, Ouellet poursuit en parlant de son âge.

«Je vieillis. Je suis rendu à 34 ans et avec tous ces jeunes, tu n’as pas le choix d’être prêt. Ils sont rapides. Je plaisante souvent avec John (Nadeau) en lui disant que quand j’étais jeune, on nous apprenait comment accrocher dans les écoles de hockey. Aujourd’hui, ils apprennent à patiner de plus en plus vite. Tout est axé sur la vitesse», raconte-t-il.

Parlant de John Nadeau, qui dispute sa 28e saison, Dean Ouellet ne cache pas son admiration.

«C’est impressionnant de le voir. Lors de nos quatre premiers matchs, John jouait chaque soir de 20 à 25 minutes. Il faut le faire à 48 ans. On parle quand même d’un gars qui n’a pas nécessairement ménagé son corps au fil des années. Évidemment, ce n’est plus le John Nadeau d’avant. Mais il est encore très bon dans les petits détails», indique Ouellet.

«John est aussi une source de motivation pour tous les gars. Tu ne peux pas te lamenter d’avoir mal quelque part quand tu as un gars comme lui dans le vestiaire», souligne-t-il.

«En tout cas, c’est certain que je ne jouerai pas aussi longtemps que lui. En même temps, j’aime toujours jouer. J’ai encore la flamme. Je suis encore motivé à l’idée de chasser mes patins et d’aider mon club à gagner. Je vais continuer tant que je vais aimer ça. Ensuite, j’aimerais bien transmettre mes connaissances aux plus jeunes», ajoute-t-il.

Les Panthères reprennent l’action vendredi soir en accueillant les As de Saint-Basile (3-3-3). Samedi, ils seront les visiteurs au River Valley Civic Centre pour se mesurer au Thunder de Perth-Andover (6-2-0).

En bref…

Depuis l’arrivée de Dean Ouellet dans le CRH, les Panthères ont remporté 84 de leurs 100 matchs de saison régulière, tout en marquant 668 buts. Notons que Ouellet a participé à presque la moitié des buts de son club avec 307 points (83-225) pendant ces quatre saisons. «Ça aide quand tu peux passer la rondelle à des gars comme Alex Émond, Peter Trainor et Danny Chiasson», révèle-t-il…

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