Après la pluie vient le beau temps. Victime d’une déchirure ligamentaire partielle au genou gauche qui a freiné l’intérêt des équipes à son endroit, particulièrement en Europe, Francis Thibeault voit enfin la lumière au bout du tunnel. Non seulement la réhabilitation va bien, mais les Lions de Trois-Rivières, dans la ECHL, ont décidé de lui offrir un contrat d’une saison que l’Acadien de Val-d’Amour a accepté.

Avant sa blessure survenue le 2 avril, la cote de Thibeault était drôlement élevée sur le vieux continent, où des équipes de diverses ligues d’Europe faisaient connaître leur désir de le compter dans leurs rangs.

Malheureusement pour lui, les offres ont ensuite disparu pour la simple raison que les équipes en question ne pouvaient prendre le risque d’attendre plus longtemps avant de s’entendre avec des joueurs étrangers.

«J’avais vraiment plusieurs options devant moi avant la blessure. C’est sûr que l’Europe demeure un endroit où j’aimerais jouer un jour, mais pour l’instant je vais me concentrer sur les Lions», confie le hockeyeur de 23 ans.

«Ma réhabilitation va bien, dit-il. Je n’ai même pas eu besoin d’une opération. Je devrais donc être prêt pour le camp d’entraînement. Je m’entraîne cet été à la maison avec Izach Poirier et Alexandre Lavoie, deux jeunes du Restigouche qui espèrent continuer leur percée dans le hockey. Ça fait quelques années que je m’entraîne ici et ça fonctionne bien. Je ne veux pas changer la recette.»

Il est quand même intéressant de savoir que Thibeault n’a eu besoin que de six parties pour convaincre les dirigeants des Lions de lui offrir un nouveau contrat. Il a inscrit un but et une passe, en plus de cumuler un différentiel de + 6.

«En fait, je n’ai joué que cinq parties puisque je me suis blessé dès ma première présence sur la glace au sixième match. J’avais beaucoup de temps de jeu et ma confiance allait en augmentant», révèle l’ancien porte-couleurs des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, du Titan d’Acadie-Bathurst, des Wildcats de Moncton et des Tigres de Campbellton.

Thibeault ne veut pas se fixer d’objectif précis pour la prochaine campagne.

«Je veux juste continuer de faire ce qui fonctionnait. Ça allait bien avant ma blessure, alors pourquoi me donner des objectifs à atteindre? Ce serait de la pression inutile», indique l’arrière de 6 pieds 2 pouces et 201 livres.

Thibeault, qui n’était pas nécessairement réputé pour ses coups d’épaule à l’époque qu’il jouait junior, a ajouté cette corde à son arc dans les dernières années. C’est d’ailleurs l’un des aspects de son jeu qui plaît au directeur général des Lions Marc-André Bergeron.

«J’ai amélioré mon jeu physique dans le hockey universitaire. C’est une ligue pour homme et le jeu est robuste. Je me suis donc adapté. Maintenant, j’aime ça. Et les Lions semblent aussi aimer ça», conclut Francis Thibeault.

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