Nick Suzuki a appris un peu de français à l’école en grandissant dans le sud-ouest de l’Ontario et le nouveau capitaine du Canadien de Montréal n’est pas offusqué de voir des politiciens québécois discuter de ses habiletés dans la langue de Molière.

La question de la langue a fait surface dès la nomination du jeune homme de 23 ans comme capitaine du Tricolore, lundi.

Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, les chefs des partis ont donné leur appui à Suzuki pour guider le Canadien à bon port au cours d’une reconstruction. Ils ont ajouté qu’il était crucial qu’il soit capable de communiquer avec les partisans en français, autant qu’en anglais.

«Plusieurs politiciens québécois souhaitent que les joueurs parlent français et je crois que c’est juste», a dit le natif de London, en Ontario, lors d’une tournée médiatique en banlieue de Las Vegas organisée par la LNH et l’Association des joueurs.

«Après tout, le français est plus utilisé au Québec que l’anglais», a-t-il rappelé.

Suzuki a concédé que ce serait bien si tous les joueurs du Canadien étaient en mesure d’utiliser au moins certains mots de français. Il a toutefois ajouté que le fait de vivre à Montréal signifiait que les joueurs pouvaient très bien s’en sortir en anglais uniquement.

«Nous n’avons pas souvent besoin de l’utiliser (le français), a-t-il noté. Mais ils (les politiciens) ont le droit de penser que les joueurs devraient parler français.

«Je pense que je sais ce que je dis quand j’avance que je parle un peu français. Je suis meilleur quand je le lis que lorsque je le parle. Je suis à un bon niveau, mais je peux aussi m’améliorer», a-t-il convenu.

L’ancien coéquipier de Suzuki chez le Canadien Phillip Danault a offert un vote de confiance à son ancien protégé. Il croit que Suzuki a toutes les qualités pour être un bon capitaine.

«Je suis très fier de lui et il le mérite, a dit Danault, qui a signé un contrat avec les Kings de Los Angeles l’été dernier après six saisons chez le Tricolore. Il est très sérieux dans ce qu’il fait. Je pense qu’il est parfait pour ce rôle.

«Il est facile de voir qu’il a des qualités de meneur. J’aime la décision du Canadien et je la respecte. Il va faire du bon travail», a ajouté le Québécois.

Suzuki s’apprête à écouler la première saison d’un contrat de huit ans et 63 millions $US. Il espère donner raison à la direction de lui faire autant confiance.

«C’est une belle sensation. Je fais maintenant partie d’une lignée prestigieuse de capitaines chez le Canadien. Je suis fier de faire partie de ce groupe», a-t-il conclu.

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