Même si Vincent Labelle n’a pas été épargné par les blessures au cours des deux premières campagnes, Ritchie Thibeau n’a jamais douté un seul instant que le franco-ontarien ferait partie de son trio de 20 ans pour la saison 2022-2023.

Le directeur des opérations hockey des Wildcats de Moncton affirme que Labelle a toujours été vu comme un éventuel joueur de 20 ans.

«C’est sûr que les blessures nous ont inquiété un peu lors de ses deux premières saisons, mais nous avons toujours cru qu’il serait ici à 20 ans. Nous sommes allés le chercher à Ottawa pour ses qualités offensives. Nous étions convaincus qu’il pouvait jouer dans notre top-6 à l’attaque et il s’est très rapidement adapté au niveau de la ligue», souligne Thibeau.

Jusqu’ici cette saison, Labelle donne raison à son patron: il occupe le deuxième rang des meilleurs marqueurs des Wildcats en vertu d’une récolte de sept buts et 25 points en 20 rencontres. Du 20 octobre au 12 novembre, il a même connu une séquence de dix matchs consécutifs avec au moins un point.

En entrevue, Vincent Labelle se fait nettement plus bavard au sujet de ses coéquipiers que sur lui-même. Ainsi, il aime beaucoup la jeune relève du club.

«L’équipe est bien construite, dit-il. Les joueurs nés en 2004 et 2005 sont excellents. Je crois sincèrement que ce groupe va savourer un championnat d’ici deux ou trois ans.»

Le natif de la capitale nationale aime également bien son rôle de leader au sein de l’équipe.

«C’était l’un de mes objectifs d’apporter plus de leadership cette saison. Même si je n’ai pas de lettre sur mon chandail, ça ne fait aucune différence pour moi. Je veux montrer l’exemple aux jeunes», mentionne le centre de 5 pieds 7 pouces et 176 livres.

«Nos recrues à l’attaque font vraiment bien. Des gars comme (Preston) Lounsbury, (Gabe) Smith, (Cole) Bishop et (Luke) McPhee, entre autres, s’adaptent bien. Ils apportent aussi beaucoup d’énergie», note-t-il.

Labelle est tout aussi élogieux à l’endroit de la jeune brigade défensive. Il estime cependant qu’Anthony Hamel ne reçoit pas tout le crédit qu’il devrait avoir dans les succès des jeunes arrières de l’équipe.

«Anthony, c’est celui qui a pris charge des jeunes défenseurs. Il leur montre comment devenir un joueur de la LHJMQ. Il les aide vraiment énormément», raconte Labelle au sujet des Étienne Morin, Natan Grenier et Adam Fortier-Gendron, les trois jeunes joyaux de l’équipe à l’arrière.

Ceci dit, Labelle n’est pas surpris de la production de Morin, qui se retrouve parmi les meilleurs producteurs de points chez les défenseurs du circuit.

«Morin, tu pouvais déjà voir la saison dernière qu’il était spécial. Il joue déjà comme un vétéran. Je n’ai aucun doute dans mon esprit qu’il va être choisi en deuxième ronde lors du prochain repêchage de la LNH, si ce n’est pas au premier tour», révèle Labelle.

À l’instar de son compagnon de trio Yoan Loshing, Labelle se dirige vers une première saison de 80 points. Au rythme actuel, il complétera sa troisième et ultime campagne avec 83 points, dont 23 buts.

Le numéro 18 des Chats Sauvages espère évidemment poursuivre dans la même veine afin de continuer d’attirer l’attention des universités canadiennes.

«Je n’ai pas vraiment de préférence au niveau de la langue, alors j’écoute les offres. J’ai jusqu’ici discuté avec quelques universités de l’Ontario et des Maritimes. Je n’ai aucun problème à étudier en anglais ou en français, alors les Aigles Bleus sont une option intéressante», affirme celui qui étudie actuellement (en ligne) à l’Université du Nouveau-Brunswick de Fredericton.

En bref… Vincent Labelle est d’avis que les Wildcats seront dans la course jusqu’au bout pour le troisième rang de l’Association Est, derrière les deux puissances que sont les Remparts de Québec et les Mooseheads de Halifax. Les Chats Sauvages sont pour leur part impliqués dans une lutte à finir avec l’Océanic de Rimouski, les Islanders de Charlottetown, les Saguenéens de Chicoutimi et le Drakkar de Baie-Comeau pour le troisième rang de l’association. Seulement un point sépare ces cinq équipes… «D’ici les séries, il sera important d’apprendre à mieux gérer les hauts et les bas», indique Labelle. «Quand tout va bien, il faut s’assurer de ne pas trop s’enfler la tête. Et quand ça va moins bien, la seule façon de s’en sortir est de continuer de travailler fort», analyse le vétéran… Le frère jumeau de Vincent Labelle, Simon, évolue dans la NCAA avec les Raiders de l’Université Colgate. Il y a trois ans, les Wildcats avaient également essayé de convaincre Simon de se joindre à l’équipe. «Ce sont deux joueurs semblables, même si à l’époque on trouvait que Simon était peut-être un peu meilleur sur le plan offensif. Mais nous sommes très heureux d’avoir au moins l’un des deux frères», indique Thibeau… Avant de se présenter à Moncton, Vincent Labelle a joué son hockey mineur avec son frère Simon et Evan Boucher, des Mooseheads. Il a aussi évolué à une certaine époque avec trois joueurs qui ont éventuellement été repêchés par une équipe de la LNH, soit Cédrick Guindon (Montréal), Kaleb Lawrence (Los Angeles) et Roman Schmidt (Tampa Bay)… À un mois de la période de transactions, Ritchie Thibeau dit avoir l’intention de tenter d’améliorer l’équipe. L’objectif numéro un serait de mettre la main sur un attaquant de 18 ans qui sera en mesure de se tailler un poste dans le top-6 la saison prochaine… L’attaquant Thomas Auger, qui a raté les 19 derniers jours d’activités, sera en mesure de recommencer à patiner la semaine prochaine…

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