Rencontre avec… Anne Hébert

Qu’est-ce qui vous a conduite vers le domaine du droit des affaires?

J’ai d’abord été avocate de 1993 à 1999. Je m’occupais surtout de litiges en matière d’assurances ou de droit de la famille. Je ne connaissais pas du tout le droit des affaires à ce moment-là. J’ai été attirée par ce domaine après avoir été directrice générale du Conseil économique du N.-B. (CÉNB) pendant près de dix ans. J’ai donc eu l’occasion de travailler avec les entrepreneurs au cours de cette période et j’ai adoré ce milieu, à tel point que j’ai fait ma maîtrise en administration des affaires à temps partiel au cours de la même période. C’est alors que j’ai vu l’annonce du cabinet Bingham Droit indiquant qu’il cherchait un PDG. Ce n’était pas commun qu’un tel cabinet d’avocats recherche une telle personne à l’extérieur de leurs murs ou de leur milieu. D’habitude, c’est un gestionnaire qui est aussi avocat qui remplit cette fonction. Or, même la description du poste ne comportait pas d’exigence comme quoi le ou la PDG recherché devait aussi être avocat. Ç’a donc piqué ma curiosité et j’ai alors postulé pour le poste. J’y suis depuis ce temps.

L’équipe de Bingham Droit compte une quarantaine d’avocats, de conseillers juridiques, de parajuristes et d’autres employés, faisant ainsi du cabinet le plus important du genre au Nouveau-Brunswick. Vous offrez d’ailleurs vos services à la grandeur de la province. Pourquoi est-il si mportant, selon vous, de desservir un aussi large territoire?

Le Nouveau-Brunswick n’est pas un territoire de très grande superficie ni de population. Pour les avocats en région, c’est plus difficile de pratiquer dans un domaine précis, bien qu’il y ait des exceptions, comme ceux qui exercent leurs fonctions en droit criminel. Mais la plupart offre des services généraux. Avec notre cabinet, cela fait en sorte que nous pouvons approfondir un dossier avec eux s’il s’agit d’un dossier plus complexe. Nous ne faisons pas concurrence aux avocats en région; nous sommes embauchés par eux sans que ça coûte un sou de plus aux clients. Par la suite, nous travaillons en complémentarité avec nos collègues en nous occupant de la portion « affaires » du dossier. Ce qu’il faut aussi mentionner, c’est que nous avons la capacité d’offrir nos services en français, soit avec des avocats émanant directement de notre cabinet, soit par le biais d’ententes avec d’autres avocats francophones spécialisés dans le domaine.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail et comme PDG?

Pouvoir travailler avec un groupe de gens vraiment engagés, intelligents et passionnés. Au cabinet Bingham Droit, nous sommes des personnes qui AIMONS travailler ensemble. Il règne une excellente atmosphère de travail au bureau, je peux vous l’assurer. Bien sûr, nous visons l’excellence dans tout ce que nous faisons, mais rien ne nous empêche de le faire avec le sourire, ce qui est bien le cas chez nous.

Quels sont les principaux défis que vous avez à relever au quotidien?

Ma tâche principale consiste à m’assurer que le cabinet remplit tous les défis fixés dans notre plan stratégique. Je dois également veiller à ce qu’il y ait un équilibre entre les besoins de chaque équipe. Nous venons tout juste de renouveler notre image de marque, par le biais d’un nouveau logo et d’un nouveau site web, en plus de rénover notre bureau. Ça faisait aussi partie de mes tâches de coordonner tout ça. Je dois aussi être certaine que nos avocats ont toutes les ressources dont ils ont besoin. C’est donc un peu plus large qu’être PDG dans une grande entreprise et je trouve ça très stimulant.

Est-ce que vous ou votre entreprise êtes impliquée dans votre communauté? Si oui, comment?

Absolument, nous participons à plusieurs activités au cours de l’année, soit la Journée d’entraide de l’organisme Centraide, le Combat des cerveaux pour le YMCA du Grand Moncton, l’Arbre de l’Espoir et plusieurs autres. Nos employés paient également une cotisation pour avoir le droit de porter des jeans le vendredi. À la fin de l’année, les sommes amassées sont comptabilisées et le cabinet ajoute un montant identique à la cagnotte, après quoi les employés votent eux-mêmes pour l’organisme de bienfaisance auquel celle-ci sera remise.

À titre de membre du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, quels avantages voyez-vous à être membre d’un tel organisme?

Comme ancienne directrice générale, j’ai pu constater de l’intérieur à quel point le CÉNB est proactif pour les entrepreneurs. Avec le recul, maintenant que je suis dans une autre entreprise, je continue de voir cette qualité chez lui. Le Conseil fait un excellent travail pour cerner les enjeux qui concernent toutes les entreprises, ainsi que pour défricher des sentiers auprès des gouvernements au nom des entrepreneurs sans que ceux-ci aient à se taper de longues recherches pour y parvenir. Les activités de réseautage sont également très utiles et très riches aux niveaux local et provincial. Le CÉNB offre également quelques avantages aux entreprises membres ou à leurs employés, comme la possibilité de taux préférentiels auprès de compagnies d’assurance, ou encore des réductions pour des chambres d’hôtel. Chez nous, nous en faisons d’ailleurs profiter nos employés.

En terminant, quels conseils donneriez-vous aux gens d’affaires ou à ceux et celles qui songent à s’y lancer?

Être entrepreneur, ce n’est pas « une job », c’est une vocation. Il faut être engagé dans notre entreprise à 100 % et être passionné. Il y a beaucoup de hauts et de bas, mais rien d’insurmontable si nous gardons ça en tête. Bien choisir les personnes avec qui nous allons travailler, que ce soit les employés ou surtout nos partenaires d’affaires, ça aussi ça compte beaucoup. Et avoir des visions omplémentaires, ça peut enrichir l’entreprise.

FAITS SAILLANTS

Ouverture en 1985
Situé à Moncton
(95, rue Foundry, bureau 300)
Nombre d’employés : 42
Site web : bingham.ca/fr