Rencontre avec… Sylvie Desjardins

Qu’est-ce qui vous a conduite vers le domaine du conseil et de l’orientation de carrière?

J’ai fait une maîtrise universitaire en orientation pour comprendre mon propre cheminement professionnel. À l’époque, j’occupais un emploi à temps plein avec un bon salaire et de bonnes conditions sociales, mais qui ne me convenait pas. Il me manquait un je-ne-sais-quoi; en fait, il me manquait le plaisir de travailler, que j’avais perdu au fil du temps, et cela, malgré les bonnes conditions que j’avais à ce moment-là.

Quels ont été les principaux défis que vous avez eu à relever en démarrant votre entreprise?

Le principal défi a en fait été ma faible connaissance du monde des affaires. Quand j’ai décidé d’ouvrir ma propre entreprise, je me suis tout de suite entourée de mentors qui ont su à la fois m’encourager à aller de l’avant, même si j’avais quelques craintes, et à m’offrir de bons conseils pour faire en sorte que l’aventure soit un succès. Je lis également des livres de commerce en quantité industrielle. Je ne vois pas toutefois les défis comme des obstacles, mais plutôt comme des occasions de contrôler nos choses. C’est d’ailleurs l’une des choses que je dis à mes clients.

Pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir votre propre entreprise?

J’ai fondé NxCareer un peu par erreur. Au tout début, quand j’ai ouvert mon entreprise, je travaillais à temps partiel. Quelques parents de mes collègues sont devenus mes clients et je me suis rapidement aperçue qu’il y avait un grand besoin en matière d’orientation de carrière. Au pays, selon les plus récentes statistiques, 51 % des Canadiens se disent malheureux au travail. J’entends moi-même souvent ce commentaire de mes clients depuis que je suis en activité. Nous sommes dans une société où l’on choisit une carrière pour la sécurité financière, pour le prestige et le succès qu’elle peut apporter, mais le plaisir n’est souvent pas là. Même moi, dans mon propre cheminement, j’ai découvert que, même si je gagnais des millions de dollars, mon entreprise resterait ouverte, car c’est vraiment là où je me sens la plus complète et utile comme personne. Conseiller mes clients qui sont à bout et qui réclament mon aide constitue une grande source de joie, car c’est très gratifiant quand ceux-ci trouvent la solution à leur problème et que je réussis à les guider à cet égard.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre travail et comme entrepreneure?

Dans mon travail, c’est le fait que l’approche que moi et mon équipe nous préconisons en est une de proximité et de confiance avec chacun de nos clients. La plupart du temps, je constate très vite les résultats après qu’ils aient fait appel à nous. Concernant mon entreprise comme telle, j’aime le fait d’avoir la liberté de grossir et de prendre l’espace à la fois physique et dans mon domaine autant que je le veux. Je suis à Moncton, mais une ou deux fois par mois, j’essaie de me déplacer dans le nord de la province pour rencontrer des clients et donner des ateliers de formation. Je peux aller où je veux quand je veux et j’adore ça!

Quels ont été les principaux défis que vous avez eu à relever en démarrant votre entreprise?

Le principal défi a en fait été ma faible connaissance du monde des affaires. Quand j’ai décidé d’ouvrir ma propre entreprise, je me suis tout de suite entourée de mentors qui ont su à la fois m’encourager à aller de l’avant, même si j’avais quelques craintes, et à m’offrir de bons conseils pour faire en sorte que l’aventure soit un succès. Je lis également des livres de commerce en quantité industrielle. Je ne vois pas toutefois les défis comme des obstacles, mais plutôt comme des occasions de contrôler nos choses. C’est d’ailleurs l’une des choses que je dis à mes clients.

Est-ce que vous ou votre entreprise êtes impliquée dans votre communauté? Si oui, comment?

J’offre de mon temps pour les nouveaux arrivants trois ou quatre fois par année, soit à peu près chaque saison. Je les aide à se préparer sur le plan professionnel, notamment en leur montrant les standards canadiens pour leur CV. Je les soutiens aussi s’ils font face à la discrimination. D’autre part, je suis présentement en train de développer un service pro bono sur le site web de mon entreprise où des clients potentiels pourront remplir un formulaire de demande. Nous allons en choisir un par mois et celui-ci recevra notre aide tout à fait gratuitement. Ce service devrait être mis en place bientôt.

À titre de membre du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, quels avantages voyez-vous à être membre d’un tel organisme?

Comme je ne suis membre que depuis deux mois, je n’ai pas encore pu participer aux activités de l’organisme. Toutefois, j’ai tout de suite remarqué que le président, Thomas Raffy, ainsi que son équipe étaient très dynamiques et très proactifs pour le développement des entreprises. Dès que nous devenons membres, ils nous ouvrent des portes pour du réseautage ou de la promotion, notamment grâce à cette rubrique-ci.

En terminant, quels conseils donneriez-vous aux gens d’affaires ou à ceux et celles qui songent à s’y lancer?

S’entourer des bonnes personnes, c’est primordial selon moi. Si je ne l’avais pas fait, je ne suis pas certaine que mon entreprise irait aussi bien. Aussi, je remarque, du moins à Moncton, qu’il y a un bel esprit d’entraide général dans la communauté. Si on colle ça au domaine entrepreneurial, il ne faut pas hésiter une seconde à inviter un nouvel entrepreneur ou quelqu’un qui pense à se lancer en affaires à aller prendre un café ou un déjeuner pour discuter. Cette ouverture d’esprit-là compte beaucoup.

FAITS SAILLANTS

Ouverture en novembre 2014
Située à Moncton (171, rue Lutz, bureau 3)
Nombre d’employés : trois, incluant la propriétaire
Site Web : www.nxcareer.com